Interview Bryann - Atelier KLP
16405
post-template-default,single,single-post,postid-16405,single-format-standard,ajax_fade,page_not_loaded,,vertical_menu_enabled,side_area_uncovered_from_content,qode-child-theme-ver-1.0.0,qode-theme-ver-17.2,qode-theme-bridge,disabled_footer_top,disabled_footer_bottom,qode_header_in_grid,wpb-js-composer js-comp-ver-5.6,vc_responsive

Interview Bryann

Interview Bryann

Rencontre avec Bryann Stagiaire . 04 Septembre 2018

Stagiaire durant 5 mois chez l’atelier KLP, Bryann revient sur son expérience enrichissante au sein de notre entreprise.

Peux-tu revenir en quelques mots sur ton parcours ?
J’ai débuté ma formation à 17 ans avec un cursus en agronomie. Par la suite, je me suis véritablement spécialisé dans le paysage avec un module de deux ans en Dordogne que j’ai poursuivi avec une licence professionnelle. Après cette formation de paysage pure et dure, je ne voulais pas m’arrêter là, j’ai alors choisi d’opter pour un Master géographie et aménagement avec un parcours en paysage et environnement participation société à l’Université d’Angers.

Quels sont les éléments marquants de ton cursus académique ?
Durant la première partie de ma formation, c’était très technique et très pointilleux notamment en termes de conception et de gestion de chantier. Mon master m’a quant à lui permis d’explorer la partie sociale du paysage. Comment les usagers se projettent dans l’espace ? – Comment utilisent-ils les parcs et jardins ? – Quelle est leur vision du végétal ? Il m’a également donné la capacité d’aborder le paysage à une plus large échelle, c’est-à-dire à travers une agglomération, un département voire même à l’échelle nationale. Ouvrir les espaces, m’a surtout amené à ouvrir d’avantage ma
perception et à faire évoluer mon état d’esprit.

Qu’est ce qui t’as poussé à venir à Marrakech ?
Je voulais vraiment faire un stage à l’étranger. Pour moi, ça devait me permettre de voir d’autres choses et de mettre en pratique les connaissances et compétences que j’avais accumulées depuis 2 ans. J’avais eu l’occasion de rencontrer monsieur Kévin Lelievre, fondateur de l’atelier KLP, lors de cours qu’il dispensait à l’Université d’Angers. J’avais alors consulté son site internet, car il nous avait montré quelques-uns de ses projets paysagers, et j’avais vraiment aimé sa vision qualitative des jardins. Mon tuteur de stage, monsieur Mustapha El HANNANI, connaissant la région et l’atelier KLP, m’a dit que ça pouvait être une belle opportunité pour moi que d’y passer mes 6 mois de stage.

« … lors de cours qu’il dispensait à l’Université d’Angers. J’avais alors consulté son site internet, car il nous avait montré quelques uns de ses projets paysagers, et j’avais vraiment aimé sa vision qualitative des jardins.»

Quelle était la finalité de ton travail sur place ?
J’ai eu un regard sur les différents projets en cours de l’atelier KLP et parallèlement, je me suis penché pour mon mémoire de stage sur « La perception du végétal à Marrakech ». Ce qui était intéressant avec cette recherche, c’est qu’elle m’a vraiment permis de me remettre dans le bain des chantiers après mes études supérieures assez théoriques. En tout, j’ai quand même cumulé 1 mois de terrain. En plus de la place du végétal dans les jardins privés de Marrakech, je me suis vraiment intéressé à la perception que les utilisateurs des espaces publics avaient du végétal. Du fait que j’en avais déjà réalisé de similaires en France, c’était vraiment intéressant d’observer les similitudes et les divergences entre les différents territoires. Chaque jour, j’en ai appris davantage, j’ai pu constater comment le végétal est mis en avant, comment il est entretenu, comment il est utilisé par notre société et comment il est utilisé par d’autres sociétés du paysage au Maroc. C’est un sujet sur lequel, il y a beaucoup de perspectives mais qui, malheureusement, demandait beaucoup plus de temps que ce dont je disposais. Sur la base des données quantitatives réunies, il y a une belle suite à donner à ce travail de recherche. Ce sont des informations précieuses pour une structure telle que l’atelier KLP. Cette problématique pouvant permettre à l’agence de s’engager dans une recherche plus approfondie sur les espaces verts de la cité ocre ; elle pourrait bien l’amener, dans un futur proche, à approcher le Service Espaces Verts de la ville.